Abu Dhabi console EDF avec 5,5 MDS € outre-manche

HENRI PROGLIO VISE UN RAPPROCHEMENT AU MOINS INDUSTRIEL ENTRE EDF ET VEOLIA
© REUTERS

 

Associé à un fonds canadien, le fonds souverain d’Abu Dhabi pourrait faire une offre alléchante sur le réseau de distribution anglais qu’EDF cherche à vendre. La défaite de l’EPR à Abu Dhabi reste toutefois cuisante.

 

Faute d’entrer sur le terrain d’Abu Dhabi par la porte, EDF acceptera de laisser l’émirat entrer par la fenêtre. En effet, la filière nucléaire française – menée par EDF, GDF Suez, Areva et Total – a subi le 27 décembre une défaite cinglante. Le contrat de la construction de 4 centrales nucléaires à Abu Dhabi de 20 milliards d’euros lui a été soufflé par le sud-coréen Kepco.  Néanmoins, la vente des réseaux de distribution d’électricité qu’EDF possède au Royaume-Uni (via sa filiale EDF Energy) pourrait réchauffer les liens avec l’émirat.  Selon des sources bancaires du Sunday Telegraph en effet, le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) se serait associé au fonds Canadian Pension Plan, pour faire une offre conjointe de 5 milliards de livres, soit un peu plus de 5,5 milliards d’euros.

Sur les rangs

Parmi les candidats au rachat d’EDF Energy, Scottish and Southern, associé au fonds de pension canadien Borealis, de même que National Grid, l’opérateur du réseau à haute tension britannique qui a mandaté Morgan Stanley pour travailler sur le dossier. Sans oublier Hong Kong Cheung Kong Infrastructure Holdings, un groupe détenu par l’homme le plus riche d’Asie, et le spécialiste australien des infrastructures Macquarie.

L’offre viendrait à point nommé pour EDF : le groupe d’électricité français a engagé un programme de cessions d’actifs de 5 milliards d’euros censé lui permettre de réduire son endettement. S’il espérait tirer de ses ventes anglaises plus de quatre milliards d’euros, il s’était tout récemment vu couper le sifflet par l’autorité de régulation britannique.  L’Ofgem avait en effet annoncé qu’elle limiterait à 4%, un seuil plus bas qu’attendu, le rendement après impôt des capitaux investis au cours de la période de cinq ans qui débutera en avril prochain. La vente avait donc toutes les chances de se faire à un prix plus bas qu’espéré.  En faisant grimper les enchères, les fonds canadien et émirati bousculent la donne. Faute d’atteindre le montant souhaité pour se renflouer, EDF avait selon la presse songé à céder sa filiale de transport d’électricité, RTE, qui gère le réseau français de lignes à haute tension. Abu Dhabi pourrait le lui éviter.



De nouveau, un transistor de la taille d’une molécule !

Un transistor moléculaire vient d’être réalisé par une équipe américano-coréenne. Ce n’est pas une vraie première puisque cette exploit avait déjà été réussi dans le domaine de l’optronique avec un dispositif contrôlant le passage des photons. Mais ici, les chercheurs contrôlent le passage des électrons. Voilà de quoi espérer prolonger la loi de Moore

 

Voilà longtemps que l’on rêve d’une électronique dont les composants seraient de la taille d’une ou quelques molécules seulement. On pourrait ainsi miniaturiser encore plus bien des dispositifs, notamment des ordinateurs. C’est donc un domaine de recherche assez actif depuis quelques années dans le domaine des nanosciences et l’on parle même de « moléctronique ».

 

Un groupe de chercheurs du célèbre ETH de Zürich avait déjà publié cette année dans Nature un article portant sur la réalisation d’un transistor fait d’une molécule unique. Malheureusement, il fallait la refroidir presque au zéro absolu et l’expérience ne contrôlait pas des courants d’électrons mais le passage des photons d’un faisceau laser. La performance des chercheurs de l’Université de Yale (Etats-Unis) et du Gwangju Institute of Science and Technology en Corée du Sud, qui a donné lieu à une publication dans Nature il y a quelques jours, est donc bien plus intéressante.

 

Un vrai transistor qui laisse passer plus ou moins le courant

 

En effet, même si la température à laquelle les expériences ont été conduites est à peine plus élevée, il s’agit vraiment d’un transistor moléculaire utilisant des courants d’électrons. Il a fallu pour cela résoudre plusieurs problèmes mais la molécule de benzène attachée à des contacts en or que les physiciens ont réussi à obtenir fonctionne bel et bien comme un transistor au silicium.

 

Tout se passe comme si les niveaux d’énergie quantifiés de la molécule était représentés par des états de mouvement pour une bille dans une cuvette. En contrôlant la hauteur de la cuvette, et en assimilant le mouvement de la bille aux courant d’électrons, il est possible de stopper ou d’autoriser le passage du courant à travers la molécule, qui se comporte donc comme un transistor.

 

Cette réussite ouvre la porte à une électronique moléculaire plus rapide et plus miniaturisée que l’électronique d’aujourd’hui. Mais les chercheurs, comme Mark Reed de l’Université de Yale, tiennent à tempérer les enthousiasmes. Nous sommes encore à plusieurs dizaines d’années d’une véritable électronique moléculaire, qui reste encore balbutiante. Il faudra encore attendre un peu avant de voir notre vie envahie par des ordinateurs moléculaires.



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