Les experts du climat font amende honorable

Le Giec a reconnu jeudi que plusieurs erreurs se sont glissées dans un de ses rapports.

Les experts du climat font amende honorable    coeur-

Le communiqué du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est paru mercredi : un paragraphe du rapport «se réfère à des estimations peu fondées sur la vitesse du recul des glaciers de l’Himalaya et la date de leur disparition».

 

Il n’aura donc fallu pas plus de 24 heures aux responsables du Giec pour réagir et reconnaître les erreurs qui sont apparues dans le deuxième volume du quatrième rapport du Giec publié en 2007. Dans ce document il est évoqué l’idée d’une disparition des glaciers de l’Himalaya en 2035, ce qui ne repose sur rien, et une diminution de la surface des glaciers terrestres (ils passeraient de 500 000 kilomètres carrés à 100 000 kilomètres carrés) également en 2035 alors que le scientifique russe évoquant cette hypothèse avait écrit 2350.

 

«Cela doit nous inciter à être beaucoup plus vigilant», insiste Jean Jouzel, l’un des climatologues français participant au travail du Giec. «Cela montre que le Giec est prêt à apprendre de ses erreurs», souligne de son côté Jean-Pascal Van Ypersele, l’un des vice-présidents du groupe et professeur à l’université de Louvain-la-Neuve (Belgique).

 

 

Procédures de relecture

 

Le communiqué du Giec rappelle toutefois qu’il s’agit d’un paragraphe dans un document de 938 pages et, surtout, que cela rappelle la nécessité de respecter à la lettre les procédures de relecture et de vérification des textes. Cela n’a sans doute pas été le cas cette fois-ci même si, pour l’heure, les responsables du Giec n’ont pas totalement remonté le fil de l’histoire.

 

Il est vrai également que les trois grands volets du rapport du Giec présentent quelques différences. Si le premier tome consacré aux résultats concernant les aspects physiques du climat n’est basé que sur des textes publiés dans des revues à comité de lecture, le tome II, qui concerne l’impact sur les écosystèmes, l’activité humaine et les stratégies d’adaptation dans les grandes régions du monde notamment, fait parfois appel à ce que les scientifiques appellent une littérature grise.

 

«C’est parce que nous en étions conscients que nous avons décidé il y a deux mois de cela que pour le cinquième rapport du Giec , nous allions incorporer dans ce tome II des contributions des tomes I et III», ajoute Jean-Pascal Van Ypersele. Un prochain rapport dont la publication est attendue en 2013-2014.



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