Sarkozy veut aussi discuter du pétrole et du nucléaire au G20

PARIS, 26 août (Reuters) – Nicolas Sarkozy entend que le prochain sommet du G20 se saisisse de sujets comme les prix du pétrole, l’accès au nucléaire civil ou encore les politiques de change.

Intervenant mercredi devant la conférence annuelle des ambassadeurs de France, réunis à l’Elysée, il a confirmé en outre son intention de soumettre au sommet de fin septembre à Pittsburgh (Etats-Unis) une initiative visant à étendre au niveau international l’encadrement très strict des bonus bancaires accepté mardi par les banques françaises.

Il a aussi appelé le G20 à aller plus loin sur des questions évoquées lors des deux précédents sommets de New York et de Londres, à savoir l’adaptation des normes comptables des sociétés et du secteur financier qu’il juge trop favorables au court terme ainsi que la supervision des fonds spéculatifs.

Nicolas Sarkozy a souhaité que les participants du sommet travaillent de même sur la question de la prévention des crises systémiques par le Fonds monétaire international, « pour que nous ne soyons plus confrontés à des situations où l’excès d’endettement de certains pays constituerait une menace pour la stabilité financière du monde entier ».

Au-delà des questions purement financières, le chef de l’Etat a évoqué d’autre chantiers qu’il voudrait voir aborder à Pittsburgh, notamment celui des fortes variations des cours pétroliers, dans laquelle il voit « une bombe à retardement qui pèse sur la croissance de demain ».

Il prône pour y remédier la lutte contre la spéculation sur les marchés mais aussi un dialogue entre pays producteurs et consommateurs qui doit permettre, dans son esprit, de fixer des fourchettes de prix raisonnables.

DÉBAT DE FOND

Pour le président français, le G20, auquel participent des grands pays producteurs de pétrole comme l’Arabie saoudite, la Russie, le Canada et le Mexique, constitue un cadre idéal pour aborder un tel sujet, qu’il avait évoqué lors d’une visite aux Emirats arabes Unis au printemps dernier.

Il a estimé aussi que l’accès des pays au nucléaire civil, qui doit permettre de répondre au défi énergétique mondial, méritait un « débat de fond » qui pourrait s’esquisser à Pittsburgh.

Au-delà, il a annoncé que la France organiserait dans les prochains mois, en liaison avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, une conférence pour aider à définir le chemin de l’accès à cette forme d’énergie, qui s’accompagne d’engagements et de responsabilités à long terme.

Nicolas Sarkozy a jugé d’autre part que Pittsburgh devait constituer une nouvelle étape sur le chemin de Copenhague, où de nouvelles normes en matière de lutte contre le réchauffement climatique doivent être entérinées fin 2009.

Alors que l’Europe a déjà agi en ce sens, il a déclaré qu’il était essentiel que les autres grands pays industrialisés suivent, à commencer par les Etats-Unis, afin de pouvoir entraîner les grandes nations émergentes « vers un accord ambitieux ».

Il a enfin appelé une nouvelle fois à une action internationale pour résorber les déséquilibres commerciaux et leurs conséquence, notamment sur les changes.

Si la France est prête à participer à un tel processus dans le cadre de la monnaie européenne, « elle n’acceptera pas que l’euro supporte seul le poids des ajustements, comme cela a été le cas dans le passé, » a-t-il dit.



Laisser un commentaire

brest2008terresetmersdebret... |
Commune de GODEWAERSVELDE |
syndicalisme |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LA GRIPPE PORCINE
| Kevin Long Production
| animaux