Au PS, la liste des présidentiables s’allonge

François-Xavier Bourmaud

Vincent Peillon, Manuel Valls et Benoît Hamon (de gauche à droite), qui incarnent la nouvelle génération du PS, pourraient tenter d'obtenir l'investiture de leur parti pour la présidentielle de 2012 (photos : Le Figaro, montage : lefigaro.fr).
Vincent Peillon, Manuel Valls et Benoît Hamon (de gauche à droite), qui incarnent la nouvelle génération du PS, pourraient tenter d’obtenir l’investiture de leur parti pour la présidentielle de 2012 (photos : Le Figaro, montage : lefigaro.fr).

Le Parti socialiste compte d’ores et déjà dix candidats possibles.

Au PS, la liste des présidentiables s'allonge coeur-

Personne n’en parle au PS. C’est le meilleur signe que tout le monde y pense. Dans bientôt deux ans, les socialistes devront choisir leur candidat pour la présidentielle. Qui sera le plus à même de battre Nicolas Sarkozy ? La campagne pour l’investiture de 2012 a commencé en souterrain.

 

Aujourd’hui, ils sont dix à pouvoir revendiquer l’investiture. Si Ségolène Royal est officiellement candidate depuis le soir de sa défaite de mai 2007, les neuf autres se gardent bien de mettre leurs ambitions en avant. Quand ils ne l’évoquent pas eux-mêmes, ce sont leurs amis ou concurrents qui s’en chargent, pour crédibi­liser l’idée d’une candidature ou contrecarrer l’avance de leurs adversaires.

 

Parmi les favoris, outre l’ex-candidate, il y a bien sûr Martine Aubry. Sa fonction de première secrétaire du PS en fait une candidate légitime, même si elle ne s’est jamais prononcée sur le sujet. Après l’épisode fratricide du congrès de Reims, la nouvelle chef du PS sait que les militants veulent d’abord voir leurs dirigeants remettre le parti au travail plutôt que de replonger dans leurs éternels affrontements. C’est pourquoi elle ne veut pas ouvrir le débat sur les «primaires». «Les militants ne veulent pas parler de ça. Pas maintenant», explique son lieutenant, Jean-Christophe Cambadélis.

 

Strauss-Kahn pense à l’Élysée

 

Gardien des clés du courant strauss-kahnien, celui-ci garde un œil sur son mentor qui pourrait incarner un recours. Exilé à Washington à la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn pense à la France et à l’Élysée. Pour ses partisans, lui seul a l’envergure pour battre Nicolas Sarkozy. Mais les conditions de son retour sont complexes.

 

Derrière ces trois favoris arrivent ceux qui n’ont renoncé à rien, Laurent Fabius en tête. Toujours persuadé d’avoir un destin national, l’ex-premier ministre de François Mitterrand étudie les conditions d’un retour au premier plan. Il dispose d’une stature d’homme d’État mais les socialistes ne l’aiment toujours pas. Ils gardent en revanche une réelle affection pour François Hollande. Après onze ans à la tête du parti et une participation régulière à la moindre fête de la rose, il bénéficie d’une connaissance parfaite de l’appareil. Pour 2012, il a reconnu lui-même qu’il ne s’excluait pas de la liste. Mais dans l’opinion, il demeure loin des favoris. Bertrand Delanoë se montre plus prudent. Son échec à Reims a peut-être calmé ses ambitions, mais sa bonne tenue dans les sondages lui permet encore d’espérer. Fidèle à lui-même, le maire de Paris élude la question de 2012 en répétant qu’il se veut juste utile à sa famille politique et que s’il peut jouer un rôle en ce sens, tant mieux.

 

Face à ces six poids lourds, quatre challengers pourraient tenter leur chance. Pour s’imposer en 2012, ou prendre date pour 2017. Tous appartiennent à la nouvelle génération du PS, celle qui aimerait bien tourner la page des éléphants. Avec d’abord Pierre Moscovici. Défait à Reims, l’ancien ministre de Lionel Jospin croit en ses chances pour 2012. Et presse le parti de définir le système des primaires.

 

 

 

Créer une surprise à la Obama

 

Ces primaires, Benoît Hamon les attend aussi. Sa campagne réussie pour le congrès de Reims lui a procuré le porte-parolat du PS, un poste exposé mais très en vue. Dans le contexte de crise, son discours ancré à gauche résonne chez les militants. Lui ne s’interdit rien, pas même de créer une surprise à la Obama. Tout comme Manuel Valls qui a récemment pris ses distances avec Ségolène Royal. Mais auprès des militants, le député maire d’Évry souffre d’une image d’homme de droite. Il espère toutefois pouvoir incarner un renouveau au PS.

 

Même chose pour Vincent Peil­lon, proche de Ségolène Royal pendant toute la période du congrès. Apparatchik selon certains, fin connaisseur du parti selon d’autres, il veut désormais passer au premier plan. À Reims, il est apparu dans la lumière mais souffre encore d’un déficit de notoriété. La compétition ne fait que commencer.



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