Rémunération des patrons : Sarkozy fustige Parisot

Le chef de l’Etat compare la présidente du Medef a «un âne qui n’a pas soif» et l’ accuse de ne rien faire pour mettre un terme aux scandales en série sur les primes des dirigeants d’entreprise.

Rémunération des patrons : Sarkozy fustige Parisot coeur-

«On ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif». Cette expression populaire, Nicolas Sarkozy l’a utilisée mercredi pour résumer l’attitude du Medef et de sa présidente face à la nécessité de mieux encadrer les rémunérations et les primes des patrons. Le chef de l’Etat, qui recevait des députés UMP, s’est livré devant eux à une charge en règle contre l’organisation patronale.

 

Nicolas Sarkozy n’a pas du tout apprécié que Laurence Parisot explique devant une commission parlementaire que le Medef n’a «ni le pouvoir ne le désir d’imposer des règles» en matière de rémunération, alors même que le gouvernement lui a laissé jusqu’au 31 mars pour proposer des solutions.

 

Selon le chef de l’Etat, «les dégâts» que font dans l’opinion les révélations en cascades de bonus obtenus par des dirigeants d’entreprises aidées par l’Etat ou en plein plans sociaux sont «considérables». Et Nicolas Sarkozy d’estimer, répondant à une question du député Marc Lafineur, que «les chefs d’entreprise ne peuvent pas avoir de bonus quand leur entreprise est aidée par l’Etat».

 

 

Le président avoue avoir «la banane»

 

La position du président en la matière n’est pas nouvelle. Mardi, avant son discours de Saint-Quentin (revoir le discours en vidéo), plusieurs députés UMP qui sortaient d’une rencontre avec lui prédisaient qu’il annoncerait une loi sur la question. Nicolas Sarkozy s’en est finalement tenu à l’ultimatum, estimant qu’une loi serait passée si rien n’était fait à l’automne.

 

Mercredi, devant les députés, il a pourtant fait comprendre qu’il ne croyait pas que le Medef saisirait le problème de lui-même. «Si le Medef ne fait pas de proposition, on ira par la loi», a-t-il également répété. Rendez-vous au 31 mars, date d’expiration de «l’ultimatum».

 

L’opposition a décidé de ne pas attendre. Jean-Marc Ayrault, chef de file du PS à l’Assemblée, a fustigé le «cynisme, l’hypocrisie, l’indécence des bonus, des stock-options et autres parachutes dorés devenus pour les Français insupportables». Le PS proposera une loi d’ici à la fin avril sur le sujet.

 

En attendant, Nicolas Sarkozy ne se laisse pas décourager. Il a en effet glissé aux députés qu’il avait «la banane» même s’il se faisait «taper dessus». «C’est dur pour moi aussi mais en même temps, je rêvais d’être président de la République et je le suis, donc ça va…», a-t-il expliqué, ajoutant que «ça payera en 2012».

 

Dernière sortie du chef de l’Etat, une pique à l’égard de «ces pauvres socialistes qui ne peuvent pas remplir le Zénith», allusion à la faible participation au meeting organisé dimanche par le PS dans cette grande salle parisienne.

 

Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec AFP 



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